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Terrorisme et criminalité organisée : l’Algérie plaide pour une approche globale

Posté le 12/07/2019
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Arrivée de Bedoui à Niamey pour prendre part au 12ème sommet extraordinaire de l'UA

Posté le 08/07/2019
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Le règlement du conflit du Sahara occidental, une solution "importante" pour la sécurité du Maghreb et du Sahel

Posté le 01/07/2019

PARIS - Le règlement du conflit du Sahara occidental, consacrant l'indépendance de territoire, constitue une solution "importante" pour la sécurité et la stabilité du Maghreb et du Sahel, se sont accordés vendredi à Paris plusieurs intervenants dans un colloque à l'Assemblée française.

Organisé pour la troisième fois dans l'enceinte même de la première chambre parlementaire française, le colloque sur le Sahara occidental a permis aux différents intervenants (universitaires, politiques, militants) d'examiner la question sous l'angle des défis sécuritaires dans la région du Maghreb et du Sahel.

L'organisateur de ce colloque, le député communiste Jean-Paul Lecoq avait déclaré à l'APS que "c'est bien que cette soient posée à l'intérieur même de l'Assemblée nationale puisqu'on parle du droit d'un peuple".

Pour lui, le premier impact de ce colloque c'est pour dire "qu'on n'oublie pas, que cette cause-là doit rester d'actualité et c'est important de maintenir la flamme". C'est en substance le point de vue de Carlos Ruiz Miguel, professeur en droit constitutionnel à l'Université Santiago de Compostelle, qui a affirmé que le colloque est venu "à point" pour contrecarrer l'argumentaire de l'occupant marocain qui veut se présenter aux Occidentaux comme un rempart "solide" en matière de lutte contre le terrorisme et l'immigration clandestine.

Cet universitaire, très méticuleux, a pratiquement déconstruit le discours officiel du Maroc, au sujet de la lutte contre le terrorisme et l'immigration illégale, relevant de "contradictions flagrantes" entre le discours et la pratique.

Il a fait savoir que pour la drogue, le Maroc, qui reste l'un des plus gros producteur et exportateur de cannabis, ne s'est jamais prononcé pour la lutte contre le trafic qui constitue, selon lui, l'un des défis sécuritaires dans la région.

En ce qui concerne la lutte antiterroriste, le professeur Carlos Ruiz Miguel s'est contenté d'une déclaration du ministre de l'Intérieur du roi Hassan II, Driss Basri, qui avait reconnu, lorsqu'il était en exil en France, que le terrorisme des années 1990 en Algérie était soutenu par le Maroc.

 

Le Maroc contribue à la déstabilisation de la région

 

Dans ce contexte, le député Le Coq a soutenu dans son intervention que le Maroc contribue "largement" à la déstabilisation de la région avec son occupation du Sahara occidental et de son refus d'appliquer le droit international qui prévoit le principe d'autodétermination du peuple sahraoui.

Pour lui, la sécurité dans la région, à commencer par le règlement de la question sahraouie, est "point crucial" dans la stabilité de l'Europe et du monde.

C'est-là où la diplomatie française et les médias français, dans leur ensemble, ont été pointés du doigt dans le sens où des intervenants ont relevé la "duplicité" de l'Etat français et le "traitement inégal" de la presse en comparant ce qui se passe au Mali avec le conflit du Sahara occidental qui est dans une situation "ni guerre ni paix".

A cet effet, Sébastien Boulay, professeur à Paris-Descartes et responsable de l'Observatoire universitaire international du Sahara occidental (OUISO), a fait constater que le terrorisme "ne touche pas les Sahraouis (dans les territoires occupés et dans les camps de réfugiés), alors que la région est infectée de groupes terroristes". Il a expliqué cette situation par le fait que les Sahraouis s'inscrivent dans un islam de paix, avec une religiosité émancipatrice qui prône la non-violence.

L’attitude pacifique des Sahraouis a été longuement expliquée par le représentant du Front Polisario en France, Oubi Bouchraya, qui a énuméré les efforts de la République arabe sahraouie démocratique (RASD), déployés dans les territoires libérés, en matière de lutte contre le terrorisme, le trafic de drogue et l'immigration clandestine, malgré le fait que le Sahara occidental se trouve dans un processus de décolonisation "inachevée".

"Le Sahara occidental, dans une situation de décolonisation inachevée, se trouve impliqué dans la lutte face aux défis auxquels est confrontée la région", a-t-il dit, soutenant que le mur de la "honte" érigé par le Maroc entre les territoires occupés et ceux libérés, est le "principal passage" de la drogue en provenance de ce pays.

           

"Ni guerre ni paix" au Sahara occidental favorise les menaces sécuritaires

 

Pour lui, l'apparition de la situation de "ni guerre ni paix" a favorisé celle des menaces sécuritaires dans la région qui a obligé l'armée sahraouie de lutter contre le trafic de drogue et le crime organisé, indiquant que les autorités sahraouies ont des mesures supplémentaires pour lutter contre les groupes terroristes qui veulent déstabiliser la région ou porter aux Sahraouis la casquette du terrorisme dans leur lutte pacifique pour l'indépendance.

L'universitaire mauritanien Slimane Cheikh Hamdi, de l'Université de Nouakchott, a montré dans son analyse que la région du Sahel est un "portail sécuritaire" pour l'Europe et le monde, qui nécessite une vision globale des menaces sécuritaires incluant le règlement du conflit du Sahara occidental dans le cadre des résolutions des Nations unies.

"Nous ne pouvons pas traiter les défis du Sahara occidental sans parler de la région du Sahel. Nous ne pouvons pas dissocier les défis sécuritaires au Sahara occidental des défis de la région du Sahel. C'est pour cela que ça nécessite un traitement global des défis auxquels sont confronté les pays de la région", a-t-il dit, notant que le trafic de drogue, le terrorisme et l'immigration clandestine sont le "fondement" des défis sécuritaires de la région.

Il a ajouté que "chaque trafic est protégé par un terroriste et chaque terroriste se nourrit du trafic de drogue".Pour sa part, le professeur algérien Abdelkader Abderrahman, à l'université de Lyon, a souligné que la convoitise sur le Sahara occidental ne se repose pas "uniquement" sur les ressources naturelles, mais "elle est liée aux aspects géostratégiques", ajoutant que dans cette vision de traitement global de la sécurité de la région, "il ne faut pas dissocier le Maghreb du Sahel".

Il a montré, dans son intervention, le rôle de "leader régional" de l'Algérie dans son approche vis-à-vis des défis sécuritaires de la région.

"L'Algérie assume son rôle de leader régionale dans la lutte antiterroriste, même si elle ne l'assume pas ouvertement. L'armée est très active pour la stabilité et la sécurité de la région", a-t-il soutenu, mettant en évidence les efforts de l'Algérie dans la résolution des crises dans la région (Sahara occidental, Libye, Mali), et son étroite collaboration avec la Tunisie dans la lutte antiterroriste.

Pour lui, la sécurité de la région ne sera pas totale, si le conflit du Sahara occidental n'est pas réglé.

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Des organisations britanniques lancent une campagne pour la libération des détenus politiques sahraouis

Posté le 01/07/2019
Des organisations britanniques lancent une campagne pour la libération des détenus politiques sahraouis
 
 

LONDRES- Les Organisations Adala-UK et Forum d'action pour le Sahara Occidental (WSAF) ont lancé une campagne au Royaume Uni, à travers laquelle elles ont adressé une lettre à l'ambassadeur marocain à Londres, l'incitant à demander à son pays de cesser les violations des droits de l'Homme au Sahara Occidental occupé et de libérer tous les détenus politiques sahraouis. 

Selon L'Agence de presse sahraouie (SPS), cette campagne coïncide avec la visite au Royaume Uni de la militante sahraouie des droits de l'Homme et présidente du Collectif des défenseurs sahraouis des droits de l'Homme (CODESA), Aminatou Haider et ce dans le cadre d'une large campagne pour la libération des détenus politiques sahraouis.

Cette campagne sera l'occasion de rappeler l'absence d'une volonté politique chez les membres du Conseil de sécurité dont le Royaume Uni, concernant l'obligation de tenir leurs engagements liés à l'organisation du référendum d'autodétermination, ainsi que l'échec du Conseil de sécurité quant à l'élargissement du mandat de la Minurso à la surveillance des droits de l'Homme, ce que revendiquent le peuple sahraoui et les ONG telles que Human Rights Watch et Amnesty International.

La visite de la militante Aminatou Haider était également une occasion pour évoquer "la brutalité de la police marocaine, les détentions arbitraires, les simulacres de procès et les violences physiques et verbales dont sont victimes les civils sahraouis", ainsi que d'autres atrocités commises quotidiennement par les autorités de l'occupant marocain contre les Sahraouis.  

Parmi les graves violations cité dans le dernier rapport de l'organisation "Reporters sans frontière", la situation critique des détenus de "Gdeim Izik" et le groupe des étudiants sahraouis victimes de torture, ainsi que le cas de la journaliste sahraouie, Nazha El Khalidi qui démontre la répression exercée par les autorités marocaines à l'égard de la presse, sahraouie et internationale, et ce de par l'interdiction d'accès des observateurs internationaux aux territoires occupés.

Le Front Polisario avait condamné "fermement" l'expulsion par les autorités marocaines de trois avocats espagnols qui devaient assister, en qualité d'observateurs, au procès de la journaliste sahraouie Nazha El Khalidi, exhortant le Conseil de sécurité à garantir les droits de l'homme dans les territoires sahraouis occupés.

Dans une lettre adressée à l'actuel président du Conseil de sécurité de l'ONU, l'ambassadeur koweïtien Mansour al-Otaïbi, le représentant du Front Polisario auprès des Nations unies, Sidi Mohamed Ammar, a dénoncé la décision arbitraire des forces d'occupation marocaines d'expulser les observateurs internationaux espagnols, Ines Miranda Navarro, Miguel Angel Jerez, Jose Maria Costa, à leur arrivée à l'aéroport de Laâyoune occupée, pour assister au procès de la journaliste sahraouie, Nazha El Khalidi, prévu initialement le 24 juin, puis reporté au 8 juillet 2019.

Il a, également, évoqué dans sa lettre, le cas de deux autres membres de l'Association du barreau américain qui ont été expulsés le 22 juin 2019 par les autorités marocaines, alors qu'ils devaient assister au procès de Mme. El Khalidi, en qualité d'observateurs internationaux.

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Double attentat terroriste à Tunis: l'Algérie exprime sa ferme condamnation

Posté le 27/06/2019

ALGER - Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a exprimé, lors d'une conversation téléphonique avec son homologue tunisien Khemaies Jhinaoui, que l'Algérie condamnait "fermement" le double attentat terroriste ayant ciblé plutôt dans la journée de jeudi, le siège de la direction de la police judiciaire d'El Gorjani et une patrouille de police dans la capitale tunisienne, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères.

Boukadoum a présenté, à cet effet, "ses sincères condoléances et ses profonds sentiments de compassion aux familles des victimes", souhaitant "un prompt rétablissement aux blessés parmi les éléments de la police et les civils", précise le communiqué.           

Le ministre des Affaires étrangères a réaffirmé à son homologue tunisien "l'entière solidarité de l'Algérie avec la Tunisie face à ce phénomène abject", ajoutant que "l'Algérie demeure confiante que ce pays voisin sera capable, grâce à son peuple uni et ses institutions fortes, à vaincre le terrorisme odieux et à mettre en échec ses vils plans".         

Le premier attentat terroriste a été perpétré à l'avenue Charles De Gaulle, faisant un mort parmi les éléments de la police, alors que le deuxième a eu lieu devant la porte-arrière de la Direction de la police judiciaire d’El-Gorjani, faisant quatre blessés à des degrés différents parmi les agents de la police, selon le ministère de l'Intérieur tunisien.

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