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L'Algérie condamne "avec force" les attaques ayant ciblé le Nord du Burkina Faso

Posté le 10/03/2020
L'Algérie condamne "avec force" les attaques ayant ciblé le Nord du Burkina Faso
 
 

ALGER - L'Algérie a condamné "avec force" les attaques "abjectes" qui ont ciblé, dimanche dernier, les habitants des localités de Dinguila et Barga dans le Nord du Burkina Faso, faisant plusieurs victimes parmi les civiles.

"Nous condamnons avec force les attaques abjectes qui ont ciblé, dimanche 8 mars 2020, les habitants des localités de Dinguila et Barga dans le Nord du Burkina Faso, faisant plusieurs victimes parmi des innocents civiles", a indiqué le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Abdelaziz Benali Cherif, dans une déclaration à l'APS.

"Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes de ces actes ignobles et nous assurons de notre entière solidarité le gouvernement et le peuple frère du Burkina Faso face à cet acharnement indicible", ajoute la même source

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Relations Algéro-marocaines: la diplomatie algérienne tend à l'établissement de passerelles

Posté le 02/03/2020
Relations Algéro-marocaines: la diplomatie algérienne tend à l'établissement de passerelles
 
 

ALGER- Le ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum a affirmé samedi à Alger que l'action de la diplomatie algérienne tend à l'établissement de passerelles, mettant en avant l'attachement de l'Algérie à "ne pas jeter l'huile sur le feu, notamment lorsqu'il s'agit de ses rapports avec le Maroc, pays frère".

"En Algérie, toutes les autorités s'attachent à ne pas jeter l'huile sur le feu, notamment lorsqu'il s'agit de nos rapports avec le Maroc, pays frère", a indiqué M. Boukadoum lors d'une conférence de presse conjointe avec le Secrétaire général de la Ligue arabe, Ahmed Abou ElGheit, en réponse à une question sur les récentes déclarations du ministre marocain des Affaires étrangères concernant l'Algérie.

Qualifiant les déclarations du ministre marocain de "gesticulations" et de "provocations", le chef de la diplomatie algérienne a déclaré "j'aurais tant souhaité que le ministre marocain des Affaires étrangères ne verse pas dans ces gesticulations et ces provocations".

"Nous n'avons jamais tenu de propos inappropriés concernant le Maroc et le peuple marocain. Nous établissons nos relations sur l'avenir et non sur les insultes et le langage inconvenant", a-t-il affirmé.


Lire aussi: Relations algéro-marocaines: la question sahraouie n'est pas un obstacle


Rappelant à cet égard que l'action de la diplomatie algérienne tend à "l'établissement de passerelles et non à l'élargissement du fossé avec les frères marocains", M. Boukadoum a assuré que les "paroles ne peuvent effacer la vérité. Il existe des résolutions onusiennes claires et une loi internationale concernant la question du Sahara occidental, membre fondateur de l'Union africaine (UA)".

"La position de l'Algérie est constante. Nous n'allons pas avoir des propos désobligeants à l'égard de nos frères marocains", a affirmé le chef de la diplomatie algérienne, ajoutant que les campagnes médiatiques menées contre l'Algérie "sont fomentées. Qu'ils disent ce qu'ils veulent".

Evoquant les pays ayant ouvert des consulats à Laayoune occupée, M. Boukadoum a fait savoir qu'il aurait aimé voir ces pays ouvrir des consulats dans la capitale marocain, Rabat, au lieu de les ouvrir dans une région où "ils n'ont ni ressortissants ni intérêt

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Le président algérien a accordé, en exclusivité au Figaro, son premier entretien depuis son entrée en fonction le 19 décembre

Posté le 21/02/2020

Le président algérien au Figaro: «Je suis prêt à aller loin pour moraliser le pays»
ENTRETIEN EXCLUSIF - Abdelmadjid Tebboune a accordé au Figaro sa toute première interview. Il dévoile sa feuille de route pour sortir de la profonde crise qui secoue le pays depuis un an.

Par Thierry Portes et Mélanie Matarese


Publié dans l’édition du 20.02.2020


«Je suis décidé à aller loin dans le changement radical pour rompre avec les mauvaises pratiques, moraliser la vie politique, et changer de mode de gouvernance», explique le président algérien, Abdelmadjid Tebboune, mardi, à Alger.

 

Farouk Batiche pour Le Figaro, propos recueillis à Alger


Le président algérien a accordé, en exclusivité au Figaro, son premier entretien depuis son entrée en fonction le 19 décembre.


Il y a un an, le Hirak, un mouvement de protestation inédit, a poussé l’armée à demander la démission d’Abdelaziz Bouteflika. Malgré vos propositions de dialogue, les manifestations se poursuivent. Comment instaurer un apaisement durable?


Bien qu’il y ait encore, tous les vendredis, une présence citoyenne dans la rue, les choses commencent à s’apaiser. De nombreux Algériens ont compris qu’on ne peut pas réformer, réparer, restaurer ce qui a été détruit pendant une décennie en deux mois. J’ai prêté serment le 19 décembre! Mais, j’accepte qu’on me demande d’aller plus vite, cela prouve que les gens ont l’espoir de changement. Le Hirak a obtenu pratiquement tout ce qu’il voulait: il n’y a pas eu de cinquième mandat, ni de prolongation du quatrième mandat, puis le président a démissionné. Les têtes les plus visibles de l’ancien système sont également parties, et la lutte a été engagée contre ceux qui ont mis l’économie à genoux. Reste les réformes politiques, j’en ai fait ma priorité, et je suis décidé à aller loin dans le changement radical pour rompre avec les mauvaises pratiques, moraliser la vie politique, et changer de mode de gouvernance.

 

Vous parlez de la révision de la constitution


C’est la priorité des priorités. J’ai donné à des spécialistes des orientations et formulé des limites, celles qui touchent notamment à l’identité nationale et à l’unité nationale. Tout le reste est négociable. Un premier document va être remis à près de 600 partis, associations, syndicats, corporations, etc. Ils auront un mois pour en débattre librement, et il reviendra ensuite vers le comité de rédaction. La mouture finale sera soumise aux deux chambres du Parlement, puis à un référendum populaire. Ce dernier est déterminant pour obtenir une Constitution de consensus, car je ne veux pas imprimer ma propre vision au changement constitutionnel. Nous aurons notre Constitution au plus tard d’ici le début de l’été, et nous ferons en sorte que le référendum se tienne le plus tôt possible.

Le deuxième chantier sera celui de la loi électorale, qui est censée parfaire nos institutions élues. Le nouveau Parlement sera amené à jouer un plus grand rôle, mais pour cela, il a besoin d’être assez crédible et ne souffrir d’aucun déficit de légitimité pour sa représentativité. Une des conditions sine qua none pour cela, c’est la séparation de l’argent de la politique.



Moi, je ne me sens redevable qu’envers le peuple qui m’a élu en toute liberté et transparence. L’armée a soutenu et accompagné le processus électoral, mais n’a jamais déterminé qui allait être le président



Le Hirak veut aussi «un État civil, non militaire». Quel est, selon vous, le véritable rôle de l’armée algérienne, et vous sentez-vous redevable envers elle?



Ce slogan date du 19 juin 1965! (arrivée au pouvoir du président Boumédiène). L’armée accomplit ses missions constitutionnelles, elle ne s’occupe ni de politique, ni d’investissement, ni d’économie. Elle est là pour sauvegarder l’unité nationale, protéger la Constitution et les Algériens contre toute infiltration terroriste et toute tentative de déstabilisation du pays. Vous ne trouverez aucune trace de son immixtion dans la vie du citoyen si ce n’est lors du service national.


Moi, je ne me sens redevable qu’envers le peuple qui m’a élu en toute liberté et transparence. L’armée a soutenu et accompagné le processus électoral, mais n’a jamais déterminé qui allait être le président. Si je me suis engagé dans la présidentielle, c’est parce que j’avais un arrière-goût de travail inachevé. Vous savez dans quelles circonstances j’ai quitté la primature (il a été démis de ses fonctions moins de trois mois après sa nomination comme premier ministre pour être parti en guerre contre les forces de l’argent, NDLR). Mon pays étant en difficulté, j’ai pensé pouvoir apporter un plus même si je savais que c’était un sacrifice pour ma famille et moi-même. C’est un devoir.


La «mafia politico-financière», dont de nombreuses figures sont aujourd’hui en prison, est-elle pour autant neutralisée?


La corruption et l’accumulation d’argent sale ne s’effacent pas avec du correcteur. La tête de la mafia a été coupée mais pas le corps. De l’argent sale circule encore. Chaque jour de nouveaux responsables, des pseudos hommes d’affaires se retrouvent devant la justice. Les fondements de l’État algérien doivent être sains. Ce qui nous attend est bien plus grand que les travaux de Sisyphe. Nous sommes en train de reconstruire, mais ça va prendre du temps. Aucun État moderne ne s’est bâti en une génération. La Ve République en France a commencé en 1958 du siècle passé! Commençons par tracer les contours de notre nouvel État sur le plan constitutionnel, puis institutionnel, puis économique.


Nos maux viennent de l’importation débridée, génératrice de surfacturation, une des sources de la corruption favorisée par de nombreux pays européens où se faisait la bancarisation, la surfacturation, les investissements de l’argent transféré illicitement

Parlons du défi économique: il y a urgence à sortir l’Algérie de la dépendance aux hydrocarbures…

Les hydrocarbures sont une richesse divine épuisable, mais ils doivent générer des richesses plus durables. L’Algérie regorge d’autres ressources dont la principale est sa jeunesse instruite. Ma génération est restée dans son carcan mais les jeunes sont en contact avec le monde entier. Des jeunes formés sur les bancs de l’école algérienne sont sollicités pour leur dynamisme et leur savoir-faire, partout dans le monde, aux États-Unis, en Europe… C’est dans cet esprit universaliste et par une compétition saine et moderne que nous allons construire un nouvel édifice économique basé sur la valorisation de la production nationale, l’économie de la connaissance et la transition énergétique.


Dans cet édifice, les start-up, TPE et PME seront une pierre angulaire. Nous allons aussi réfléchir à mieux valoriser nos produits agricoles sans se retrouver dans des cycles irrationnels de surproduction et de pénuries. L’Algérie est vue par ses partenaires comme un grand marché de consommation. Nos maux viennent de l’importation débridée, génératrice de surfacturation, une des sources de la corruption favorisée par de nombreux pays européens où se faisait la bancarisation, la surfacturation, les investissements de l’argent transféré illicitement. Cela a tué la production nationale. Nous allons par exemple arrêter l’importation de kits automobiles. L’usine Renault qui est ici n’a rien à voir avec celle qui est installée au Maroc. Comment créer des emplois alors qu’il n’y a aucune intégration, aucune sous-traitance?

L’article 51 prive l’Algérie de nombreuses compétences en empêchant les binationaux d’accéder aux hautes fonctions de l’État. Allez-vous le supprimer?


Cet article va être changé. L’immigration d’origine algérienne à l’étranger a toute sa place ici, et nous œuvrons pour qu’il n’y ait plus de séparation entre les citoyens émigrés et ceux qui sont restés au pays. Ils ont les mêmes droits et possibilités. Qu’ils soient momentanément ou définitivement à l’étranger, leur pays d’origine demeure l’Algérie, et ils y sont les bienvenus. Certains postes, ultrasensibles, qui touchent à la sécurité nationale, ne peuvent pas être ouverts à n’importe qui. C’est une pratique mondiale, ils se comptent sur les doigts d’une main. Mais on peut être binational et recteur d’université, directeur d’une société nationale, et travailler dans toute structure où il n’y a pas de secrets d’État…

Nous sommes pour des relations sereines avec la France, fondées sur un respect mutuel

Le président Macron a confié qu’il devait engager un travail mémoriel avec l’Algérie comparable à celui que Jacques Chirac avait effectué vis-à-vis de la Shoah. Comment avez-vous perçu ces propos?


J’ai eu quelques contacts avec le président Macron, et je sais qu’il est honnête intellectuellement, qu’il n’a aucun lien avec la colonisation. Il essaye de régler ce problème qui empoisonne les relations entre nos deux pays ; parfois il est incompris, et parfois il fait l’objet d’attaques virulentes de la part de lobbies très puissants. Il y a un lobby revanchard, qui rêve du paradis perdu, parle trahison de De Gaulle et je ne sais quoi encore… Notre indépendance a presque 60 ans. Il est quand même bizarre que l’Algérie revienne encore dans presque toutes les actualités politiques françaises! Et quand on en arrive à écrire une loi qui glorifie la colonisation, on est loin de ce que nous attendons…

Ce fut l’occasion manquée sous Jacques Chirac. Le président français d’aujourd’hui est né après l’indépendance de l’Algérie. N’est-ce pas une chance à saisir?


Nous sommes pour des relations sereines avec la France, fondées sur un respect mutuel. À un certain moment, il faut regarder la vérité en face. Un premier pas est de reconnaître ce qui a été fait, le deuxième pas est de le condamner. Il faut du courage en politique. Mais il y a un autre lobby (le Maroc NDLR), dont toute la politique repose sur l’endiguement de l’Algérie, et qui est présent en France. C’est un lobby, aux accointances économiques et sociales, qui a peur de l’Algérie. Même quand l’Algérie intervient pour proposer des règlements pacifiques à des crises, ce lobby tente de s’immiscer sous prétexte qu’il est également concerné.


L’Algérie n’a-t-elle pas, de son côté, des efforts à faire pour ne pas exploiter politiquement une rancœur vis-à-vis de la France?


De notre côté, il n’y a pas de rancœur. Il y a des réactions aux actions de haine, de xénophobie et d’islamophobie qui se manifestent de l’autre côté. C’est ce que j’ai expliqué au président Macron. Les Algériens ne veulent pas que l’on s’occupe de leurs affaires. Comment peut-on suggérer une période transitoire à l’Algérie ou s’immiscer dans le choix de son peuple? Il revient aux Algériens seuls de régler cette affaire. Et il appartient aux autres d’admettre que nous sommes viscéralement jaloux de notre souveraineté chèrement reconquise. Et quand je vois des jeunes, sous l’œil passif, sinon complice, de la police française, malmener des personnes âgées qui viennent dans leur consulat voter à la dernière présidentielle algérienne… Est-ce que l’on est dans un pays réellement démocratique? Beaucoup d’Algériens en France voulaient aller voter, mais ils ont eu peur. Pour nous, l’affaire n’est pas enterrée. L’enquête continue. Si on nous avait laissé faire, il y a longtemps que le problème malien aurait été réglé


Sur le dossier malien, la France cherche le soutien de l’Algérie…

Le président Macron, oui. Ses prédécesseurs, non. Si on nous avait laissé faire, il y a longtemps que le problème malien aurait été réglé. L’Algérie n’a cessé de présenter des solutions aux Maliens depuis 1962. Ce sont des frères. Leurs problèmes sont nos problèmes. L’accord d’Alger était presque parfait. C’était la seule voie possible pour que le sud du Mali intègre le nord dans ses structures et institutions. Mais la France officielle a voulu régler le problème militairement. Nous nous sommes retirés et voyez ce qui se passe sur le terrain. Les solutions militaires n’ont jamais réglé les problèmes, bien au contraire, dans notre cas, ils compliquent les situations et servent d’appel d’air aux terroristes. Maintenant, il faut revenir à l’accord d’Alger. Quant au G5 Sahel, il n’a pas les capacités militaires pour lutter efficacement contre le terrorisme.

 


Pensez-vous que la France a commis une erreur en écartant Kadhafi?


Dès 2011, nous avons dit que ce n’est pas ainsi que l’on règle les problèmes. Si Kadhafi pose problème, c’est à ses citoyens de décider de son sort. Aujourd’hui il faut pousser les Libyens à dialoguer et à reconstruire leur État. Si nous sommes habilités par le Conseil de sécurité de l’ONU, nous sommes capables de ramener la paix rapidement en Libye, car l’Algérie est un médiateur sincère et crédible, accepté par toutes les tribus libyennes. Il ne faut pas faire des guerres par procuration, il faut s’engager à ne pas vendre des armes et cesser de faire venir des mercenaires… Nous, nous fournissons aux Libyens de la nourriture et des médicaments et non des armes pour s’entretuer. Si la désintégration de la Libye se poursuit, d’ici à un an, un an et demi, l’Europe et la Méditerranée auront une nouvelle Somalie à leurs frontières avec des conséquences certaines sur leur stabilité et leur sécurité. La chance actuelle de la Libye est que ses grandes tribus n’ont pas pris les armes. Elles sont toutes prêtes à venir en Algérie pour forger ensemble un avenir commun. Nous sommes les seuls à proposer des solutions saines et désintéressées. On ne nous laisse pas faire. Pourtant, l’Algérie n’a aucune visée hégémonique, ou visée sur les richesses de ce pays frère qui nous a ouvert ses portes pendant notre guerre de libération.

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L'Algérie rappelle son ambassadeur en Côte d'Ivoire pour "consultations"

Posté le 19/02/2020
L'Algérie rappelle son ambassadeur en Côte d'Ivoire pour "consultations"
 
 

ALGER-L'Algérie a décidé de rappeler son ambassadeur en Côte d'Ivoire pour "consultations", suite aux déclarations du ministre de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, lors de l'ouverture d'un prétendu consulat de son pays à la ville de Laâyoune occupée du Sahara occidental, indique jeudi un communiqué du ministère des Affaires étrangères.


Lire aussi: Côte d'Ivoire/représentation diplomatique au Sahara occidental: une violation de l'acte constitutif de l'UA


"Le ministère des Affaires étrangères a décidé de rappeler, pour consultations, l'ambassadeur d'Algérie en Côte d'Ivoire, suite aux déclarations sibyllines et insidieuses du ministre de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, lors de l'ouverture d'un prétendu consulat de Côte d'Ivoire à Laâyoune, au Sahara occidental", précise la même source, relevant que cette ouverture "intervient au mépris des principes et des objectifs consacrés par l'acte constitutif de l'Union africaine, notamment l'impératif d'unité et de solidarité entre les peuples d'Afrique et la défense de l'intégrité territoriale et l'indépendance des pays membres de l'Union".

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33ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l'Union africaine (UA)

Posté le 10/02/2020

Sahara occidental: "hâter" la désignation de l'Envoyé personnel du SG de l'ONU

 Le président Tebboune a marqué sa participation à ce rendez-vous des chefs d’Etat et de gouvernement par une intervention très suivie par ses pairs africains, dans laquelle il avait affirmé que "la nouvelle Algérie en édification demeurera fidèle à ses principes et engagements et jouera, dorénavant, pleinement son rôle en Afrique et dans le monde".

Le président Tebboune, avait encore indiqué avoir exhorté le secrétaire général des Nations Unies à "hâter" la désignation de son Envoyé personnel et à relancer le processus de règlement de la question du Sahara Occidental.


Il avait déploré le fait que la question du Sahara occidental n'ait toujours pas trouvé de règlement, alors que "depuis de longues années, l'Organisation des Nations Unies et le Conseil de sécurité, appuyés par notre organisation continentale, s'emploient à la mise en œuvre du plan de règlement de la question du Sahara occidental basé sur le droit inaliénable du peuple sahraoui à l'autodétermination".

Le président Tebboune, avait réaffirmé, dans ce cadre, l'attachement de l'Algérie au "caractère immuable de la position africaine en faveur de la juste cause sahraouie et du parachèvement du processus de décolonisation en Afrique loin de toute manœuvre de tergiversation et de la politique du statu quo".

 

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Le président Tebboune : l'Algérie jouera, dorénavant, pleinement son rôle en Afrique et dans le monde

Posté le 10/02/2020
Le président Tebboune : l'Algérie jouera, dorénavant, pleinement son rôle en Afrique et dans le monde
 
 

ADDIS ABEBA-Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, dimanche à Addis Abeba, que "la nouvelle Algérie en édification demeurera fidèle à ses principes et engagements et jouera, dorénavant, pleinement son rôle en Afrique et dans le monde".

Dans une allocution prononcée à l'ouverture du sommet de l'Union africaine (UA), le président Tebboune a exprimé l'engagement de l'Algérie à contribuer "plus efficacement" au développement du continent africain.

"Notre expérience réussie conforte notre conviction que le règlement des crises dans notre continent passe par la solution pacifique, le dialogue inclusif et la réconciliation nationale loin de toute immixtion étrangère", a-t-il dit, après avoir rappelé la tragique décennie vécue par l'Algérie dans les années 90.

"Tout comme durant sa Guerre de libération nationale, l'Algérie a hautement apprécié, dans ces moments difficiles, la solidarité des pays africains frères et c'est pourquoi elle n'a jamais failli à ses engagements à l'égard de l'Afrique, même dans les périodes les plus dures de son histoire", a-t-il ajouté.


Le président Tebboune prend part à Addis-Abeba à une réunion à huis clos précédant le sommet de l'UA


L'Algérie s'attèlera, "toujours et inlassablement", au soutien des efforts visant l'instauration de la paix et de la sécurité en Afrique et continuera à "appuyer les initiatives tendant à résoudre les conflits, défendre les causes justes des peuples militant et combattant pour le recouvrement de leurs droits fondamentaux et l'exercice de leur droit à l'autodétermination, principalement la cause palestinienne", a encore affirmé le chef de l'Etat.

Le président Tebboune a souligné qu'aujourd'hui, "grâce à l'énergie salvatrice de son peuple et de sa jeunesse", l'Algérie est engagée dans "une nouvelle ère pour la consolidation de sa démocratie et la réunion des conditions adéquates à son essor".

Il a évoqué dans ce sens les perspectives qui s'ouvrent à l'Algérie, "résolument décidée à changer son système de gouvernance et à construire un Etat garantissant la justice sociale et la suprématie de la loi" et qui s'apprête, après l'élection présidentielle du 12 décembre dernier, à aller de l'avant dans le processus de réformes politiques, économiques et sociales.

Il s'agit, a expliqué le président de la République, de "réaliser le changement escompté et construire une nouvelle Algérie forte, sereine et prospère, basée sur une gouvernance de transparence, la moralisation de la vie politique et la consolidation des libertés individuelles".

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Tebboune annonce la création d'une agence algérienne de coopération internationale "à vocation africaine"

Posté le 10/02/2020

ADDIS-ABEBA- Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a annoncé dimanche à Addis-Abeba sa décision de créer une "agence algérienne de coopération internationale" à "vocation africaine", destinée à renforcer la coopération de l'Algérie avec les pays voisins, notamment avec les pays du Sahel.

"J'ai décidé la création d'une Agence algérienne de coopération internationale pour la solidarité et le développement (ALDEC) à vocation africaine", a déclaré le président Tebboune lors de l'ouverture du sommet de l'Union africaine (UA).

Cette agence aura pour principale mission "la concrétisation sur le terrain de notre volonté de renforcer l'aide, l'assistance et la solidarité avec les pays voisins, notamment les pays frères au Sahel", a-t-il souligné.

Selon le chef de l'Etat, "tous les domaines de coopération seront couverts par cette agence qui sera dotée de tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de ses missions à travers la réalisation de projet concrets et utiles".

Il s'est engagé, à ce titre, à suivre "personnellement" les programmes de cette nouvelle agence et à s'efforcer de "placer à sa tête une personnalité ayant les compétences et le savoir-faire requis pour la réalisation de notre aspiration à une solidarité fraternelle".

Pour le président Tebboune, la création de cette agence s'inscrit dans le cadre de sa volonté "d'imprimer une nouvelle dynamique à la coopération internationale de l'Algérie, notamment en direction des pays frères en Afrique et au Sahel".

"L'Algérie ne saurait ignorer les pays frères et voisins, encore moins le continent africain dont elle est partie intégrante et le prolongement naturel. Cette africanité nous l'avons quelque peu occulté, ces dernières années, parce que focalisés sur nos affaires intérieures, mais nous sommes aujourd'hui résolus à y revenir, rapidement et fortement, dans le cadre renouvelé de l'Union africaine et au niveau des relations bilatérales", a-t-il affirmé.

Le président de la République a réitéré, à l'occasion, la disponibilité de l'Algérie à "contribuer au renforcement de l'intégration régionale et aux efforts permettant à notre continent de prendre en charge lui-même ses problèmes et d'en finir avec sa marginalisation dans les relations internationales et l'économie mondiale pour prendre son destin en main et s'approprier son processus de développement dans toutes ses dimensions".

Il a rappelé, dans ce contexte, "l'intérêt suprême accordé par l'Algérie aux projets structurants", citant, à ce propos, la Route transsaharienne, la Dorsale transsaharienne à fibre optique et le Gazoduc Nigeria-Algérie.

Cet intérêt, a-t-il poursuivi, "n'est que la preuve de sa volonté de faire de l'intégration régionale une réalité".

Le chef de l'Etat a salué, par la même occasion, "les pas importants franchis par notre continent dans le processus d'intégration africaine, notamment à la faveur de l'entrée en vigueur de l'accord de la Zone de libre-échange continentale africaine et de la poursuite de la concrétisation des projets visant l'intégration régionale et le renforcement de l'infrastructure au titre de l'initiative du Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique".

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e président Tebboune : l'Algérie s'attèlera "inlassablement" au soutien des efforts pour la paix et la sécurité en Afrique

Posté le 10/02/2020
Le président Tebboune : l'Algérie s'attèlera "inlassablement" au soutien des efforts pour la paix et la sécurité en Afrique
 
 

 ADDIS-ABEBA- Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé, dimanche à Addis-Abeba, que l'Algérie s'attèlera "toujours et inlassablement" au soutien des efforts visant l'instauration de la paix et de la sécurité en Afrique.

"Notre expérience réussie conforte notre conviction que le règlement des crises dans notre continent passe par la solution pacifique, le dialogue inclusif et la réconciliation nationale, loin de toute immixtion étrangère.

Partant de cette profonde conviction, l'Algérie s'attèlera, toujours et inlassablement, au soutien des efforts visant l'instauration de la paix et de la sécurité en Afrique", a affirmé le Président Tebboune dans une allocution prononcée à l'ouverture de la 33ème session ordinaire du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement africains qui se tient dans la capitale éthiopienne.

"Nous continuerons à appuyer les initiatives tendant à résoudre les conflits, défendre les causes justes des peuples militant et combattant pour le recouvrement de leurs droits fondamentaux et l'exercice de leur droit à l'autodétermination, principalement la cause palestinienne", a-t-il souligné.

"Sur tous ces fronts, l'Algérie n'a eu de cesse d'apporter sa contribution multiforme aux efforts consentis pour le rétablissement d'une stabilité durable en Afrique, en particulier au Sahel, que ce soit au niveau bilatéral ou par le biais de mécanismes tels que le Comité d'état-major opérationnel conjoint (CEMOC) ou l'Unité de Fusion et de Liaison (UFL) ou encore à travers le Centre africain d’études et de recherches sur le terrorisme (CAERT)", a souligné le chef de l'Etat.

Dans ce sens, il a annoncé que "la contribution de l'Algérie sera renforcée dans les prochains mois, notamment à la faveur de l'évaluation des mécanismes susmentionnés, de même que son rôle dans la mise en œuvre de l'Accord de paix au Mali".


"A cet effet, je tiens à souligner que nous sommes résolus à continuer à apporter notre pierre à l'édifice du processus de paix et de réconciliation nationale au Mali et à œuvrer à la levée des obstacles susceptibles d'entraver l'application de l'Accord de paix, issu du processus d'Alger", a-t-il soutenu.

 

L'Algérie pour l'arrêt de toutes les ingérences en Libye

S'exprimant sur la Libye avec laquelle l'Algérie partage une longue frontière et un destin commun, le chef de l'Etat a qualifié la situation dans ce pays de "dramatique", précisant qu'elle "continue de susciter l'inquiétude de l'Algérie".

"Le peuple libyen frère ne mérite pas les souffrances qu'il endure aujourd'hui. C'est pourquoi, l'Algérie, fidèle à sa tradition diplomatique, a proposé d'abriter le dialogue entre les frères libyens, comme affirmé à Berlin et, plus récemment, à Brazzaville, lors du sommet du Comité de haut niveau de l'UA sur la Libye, tenu sous le patronage de mon frère le Président Denis Sassou Nguesso", a indiqué le chef de l'Etat.

Dans le même sens, il a souligné que "l'Algérie, qui plaide pour l'arrêt de toutes les ingérences en Libye, appuie fortement les efforts continus pour mettre fin durablement aux hostilités et réunir les conditions du dialogue entre les frères libyens, unique et seul moyen de parvenir à une issue à la crise et d'éviter à ce pays africain d'être le théâtre des rivalités entre Etats".

"Notre monde semble confronté aujourd'hui à des défis inédits comme s'il s'éloignait des repères du Droit international et cadres multilatéraux qui avaient guidé la communauté internationale et permis de préserver la paix et la sécurité internationales, et au vu de sa vulnérabilité, notre continent subit souvent les contrecoups des chocs déstabilisateurs affectant le monde", a ajouté le chef de l'Etat.


S'exprimant sur la crise du Sahel, il l'a qualifiée de "triste et regrettable illustration", relevant que "la stabilité déjà fragile dans des pays tel que le Mali s'est subitement dégradée au lendemain de la crise en Libye, sans parler du Niger qui n'a pas échappé, comme nous le savons tous, aux attaques meurtrières contre son armée".

Il a indiqué qu'avec la recrudescence des attaques terroristes sanglantes au Burkina Fasso et autres tentatives d'attentats dans des pays sahéliens, l'instabilité a fini par gagner tout le Sahel en dépit des efforts courageux des pays concernés.

Le Président Tebboune a également réitéré la solidarité de l'Algérie avec les pays du Bassin du lac Tchad qui font face, a-t-il dit, avec le même courage et détermination, aux actes subversifs de Boko Haram à travers la Force multinationale mixte, saluant en même temps les efforts et sacrifices de ces pays affectés par cette violence barbare.

"Je salue également les initiatives prises récemment pour développer les stratégies de lutte contre le terrorisme au Sahel, tant au niveau militaire que sur le plan politique, économique et diplomatique", a-t-il ajouté.

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Moscou soutient la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie

Posté le 07/02/2020
Moscou soutient la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie
 
 

MOUSCOU- Le président russe Vladimir Poutine a fait état, mercredi à Moscou, du soutien de la Russie à la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie, adressant au Président de la République Abdelmadjid Tebboune une invitation à visiter Moscou, a rapporté l'agence russe Sputnik.

Le président russe, qui a reçu les lettres de créances du nouvel ambassadeur algérien en Russie, Mohamed Cherif Kourta, a déclaré "nous soutenons la politique internationale et régionale équilibrée prônée par l'Algérie, et nous pensons qu'il y a de bonnes perspectives pour le renforcement de notre coopération économique, militaire et technique afin de renforcer la stabilité et la sécurité en Afrique du Nord et dans le Sahel".

"Les deux Etats sont étroitement liés par de fortes relations amicales constantes depuis des années", a-t-il souligné.

Par la même occasion, le président Poutine a indiqué avoir eu, il y a quelques jours, des pourparlers avec le président Tebboune et qu'il espérait le voir en Russie.

Le président russe a affirmé, par ailleurs, que l'élection présidentielle qu'avait connu l'Algérie l'an dernier était "une étape sérieuse vers des mutations sociopolitiques et économiques en Algérie".

L'agence de presse Spoutnik a indiqué, dans ce sens, que les autorités algériennes oeuvraient à un saut qualitatif en adéquation avec les exigences de cette étape, au service des intérêts du peuple algérien et contribuant à la consécration de la paix dans la région".

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Algérie-Tunisie: le Président Tebboune fait état d'une "totale et absolue" convergence de vues sur tous les plans

Posté le 03/02/2020
Algérie-Tunisie: le Président Tebboune fait état d'une "totale et absolue" convergence de vues sur tous les plans
 
 

ALGER - Le Président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, a fait état, dimanche à Alger, d'une convergence de vues "totale et absolue" entre l'Algérie et la Tunisie "sur tous les plans", y compris sur les questions régionales et internationales, à leur tête le dossier libyen.

Lors d'une conférence de presse conjointe au terme de ses entretiens avec son homologue tunisien Kaïs Saïed au siège de la présidence de la République, M. Tebboune a affirmé concernant le dossier libyen que "la solution doit être libo-libyenne" et que ce pays "doit être préservé des ingérences étrangères et de l'afflux des armes".

Souhaitant voir l'Algérie et la Tunisie constituer "le début du règlement" de la crise en Libye, le Président Tebboune a plaidé pour "la tenue, à Alger ou à Tunis, de rencontres avec tous les Libyens et l'ensemble des tribus libyennes afin d'amorcer une nouvelle ère pour l'édification de nouvelles institutions permettant l'organisation d'élections générales et l'établissement des nouveaux fondements de l'Etat libyen démocratique, à la condition que cette proposition soit acceptée par l'Organisation des Nations Unies (ONU)".

 

Concernant ses entretins avec le président Kaïs Saïed, le Président Tebboune a indiqué qu'elles "ont été l'occasion d'évoquer les derniers développements de la question palestinienne", mettant en avant "la totale convergence" des deux pays quant au "rejet du 'Deal du siècle' et l'attachement à un Etat palestinien indépendant, aux frontières de 1967, avec El Qods Echarif pour capitale".


Par ailleurs, M. Tebboune a fait savoir que "la lutte contre le terrorisme se poursuivra, en opérationnalisant tous les mécanismes de lutte antiterroriste aux frontières", affirmant que "la sécurité et la stabilité de la Tunisie et de l'Algérie étaient intrinsèquement liées".

Il a ajouté avoir convenu avec la président tunisien de la nécessité du "développement des zones frontalières et de la complémentarité économique entre les deux pays".

Le Président de la République a annoncé, dans ce sens, qu'il effectuera une visite en Tunisie après la désignation d'un nouveau Gouvernement tunisien, précisant qu'il sera accompagné "d'une importante délégation gouvernementale afin d'examiner tous les dossiers qui attendent des décisions des deux présidents".

"L'Algérie est prête à apporter toute son aide à la Tunisie qui traverse une conjoncture difficile, tant au plan financier qu'économique", a assuré M. Tebboune révélant "la décision du dépôt de 150 millions USD dans la Banque Centrale tunisienne et la poursuite des facilitations de paiement de l'approvisionnement en gaz et hydrocarbures en attendant que la Tunisie traverse ses difficultés".

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