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L'Algérie appelle à considérer l'Afrique comme un espace économique dynamique

Posté le 03/10/2019
L'Algérie appelle à considérer l'Afrique comme un espace économique dynamique
 
 

YOKOHAMA (Japon)- L'Algérie a appelé, mardi à Yokohama (Japon), par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Sabri Boukadoum, à considérer le continent africain comme un espace "dynamique" participant "activement" à l'essor de l'économie mondiale.

"L'Algérie considère que l'ambition partagée d'un partenariat d'exception, dans le cadre de la TICAD, doit nécessairement se traduire par un changement de paradigme, pour évoluer d'une vision projetée d'un continent réduit à un simple récipiendaire d'assistance ou de réservoir de matières premières et de marché commercial et de consommation, un continent tourmenté par nombre de cirses et de conflits, vers un espace économique  dynamique participant activement à l'essor de l'économie mondiale", a indiqué M. Boukadoum lors d'une allocution prononcée à l'occasion de la réunion préparatoire de la 7ème Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7), prévue du 28 au 30 août.

Pour le chef de la diplomatie algérienne, "les attentes de l'Afrique imposent la nécessité pour les partenaires internationaux de s'engager véritablement dans un effort soutenu visant à renforcer les capacités humaines de développement du contient".

"Ceci passe, notamment, par un transfert de technologie réel devant permettre à terme à l'Afrique de développer son potentiel industriel de transformation de ses ressources naturelles à forte valeur ajouté par l'emploi et la création de richesses, et tirant les bénéfices de l'association de toutes les composantes des sociétés africaines, notamment les jeunes, les femmes ou encore le secteur privé", a-t-il relevé.

Boukadoum a estimé que, depuis son lancement en 1993, la TICAD a été d'"un apport appréciable à la stimulation de la croissance économique et du développement durable du continent africain" et "doit continuer à s'adapter aux mutations que connait l'Afrique avec comme ambition légitime de s'ériger en partenariat égal, dynamique et proactif".


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Le MAE algérien a relevé, par ailleurs, que la croissance économique africaines a connu, ces dernières années, "une courbe ascendante grâce à la mise en place de politiques économiques et de développement", soulignant que "les mutations survenues sur la scène économique mondiale, notamment le recul des prix du baril de pétrole et des autres matières premières et le protectionnisme économique affiché par certaines grandes puissances, constituent autant de développements qui ont amené l'Afrique à envisager, avec sérieux, les options stratégiques pour le prémunir des conséquences induites par ces changements".

A cet égard, il a estimé que le lancement de la Zone de libre-échange continentale africaine et les processus en cours de mise en place du Marché africain du transport aérien ou du réseau panafricain intégré de Trains à grande vitesse "s'avèrent cruciaux pour améliorer la performance économique de l'Afrique à travers notamment, le développement de son potentiel industriel et agricole, le renforcement de l'intégration du marché intérieur du contient et l'intensification des échanges entre les pays africains".

Boukadoum a déclaré que les efforts conjoints de l'UA, du Japon et des autres partenaires de la TICAD "doivent davantage s'orienter vers la mutualisation de leurs expériences et expertises respectives pour atténuer les effets du changement climatiques pour l'Afrique et renforcer sa résilience face aux crises sanitaires, à travers la mise en place de systèmes solides de santé publique".


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Dans ce même ordre d'idées, il a indiqué que les défis liés à la paix et à la sécurité sur le continent africain, y compris le terrorisme, "sont des facteurs qui entravent sérieusement la capacité des Etats à répondre aux phénomènes et la mise en place d'infrastructures économiques pérennes".

"Il s'agit d'un domaine qui mériterait une coopération plus significative entre le Japon et les autres partenaires de la TICAD et l'UA, à travers sa Commission", a-t-il affirmé.

Boukadoum a, enfin, affirmé que "le succès de la TICAD est intrinsèquement lié à la capacité de ses co-organisateurs à asseoir un mécanisme efficace et pérenne de suivi-évaluation qui accompagne régulièrement la réalisation des projets et programmes inscrits dans le plan d'action", ajoutant qu'un tel mécanisme "doit veiller à dépasser le caractère bilatéral qui prévaut actuellement en la matière pour tirer pleinement les dividendes certaines d'une approche multilatérale de la TICAD".